La Tanzanie

Zone de conservation de Ngorongoro


La zone de conservation de Ngorongoro s’étend sur de vastes étendues de prairies, de brousses et de forêts d’altitude. Etablie en 1959 en tant que zone d’usage multiple des terres, la faune sauvage coexistant avec des pasteurs Massaï semi-nomades pratiquant l’élevage du bétail, elle comprend le spectaculaire cratère du Ngorongoro, la plus grande caldeira du monde. Le bien revêt une importance mondiale pour la conservation de la biodiversité, du fait de la présence d’espèces menacées à l’échelle mondiale, de la densité de la faune sauvage qui y vit tout au long de l’année, et de la migration annuelle des gnous, zèbres, gazelles de Thomson et gazelles de Grant et autres ongulés vers les plaines du nord. Des fouilles archéologiques de grande envergure ont livré une longue séquence de traces de l’évolution humaine et de la dynamique homme-environnement dont des empreintes de pas fossilisées datant de 3.6 millions d’années.

Ce site naturel et culturel est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 1979.

Histoire du site

Le dossier de proposition d'inscription ne donne d'informations historiques que concernant les sites archéologiques - aucune information n'est fournie sur l'histoire du paysage pastoral masaï ou de la zone de conservation de Ngorongoro. L'histoire de l'association entre les Masaï et la zone de conservation étant pertinente pour comprendre l'organisation actuelle, l'ICOMOS a ajouté quelques données sur l'histoire des Masaï dans cette région et sur l'histoire du classement de la zone.
Sites archéologiques
Les restes de fossiles d'hominiens dans les gorges d'Olduvai furent d'abord repérés en 1911 par le professeur Kattwinkel, un entomologiste allemand, alors qu'il observait les papillons. Sur ses recommandations, une expédition scientifique fut conduite par le professeur Hans Reck qui, en 1913-1914, trouva des spécimens de fossiles parmi lesquels des formes éteintes de grands mammifères.
En 1931, Louis Leakey, un savant britannique, a commencé des recherches à Olduvai. Il fit la découverte des plus vieux outils de pierre (complexe technoindustriel oldowayen) qui firent des gorges d'Olduvai un site type. En 1959, Mary Leakey fit la découverte de ce qui était à l'époque le plus ancien hominien d'Afrique de l'Est (Zinjanthropus boisei) surnommé « casse-noisette » - la première espèce d'ancien hominien (aujourd'hui subsumé sous le genre Paranthropus) trouvée en dehors de l'Afrique du Sud.
La découverte du crâne de Zinjanthropus boisei (aujourd'hui subsumé sous le genre Paranthropus) fut considérée comme une étape majeure de l'histoire de la paléontologie, et renforça l'idée, mise en avant par Leakey et formulée à l'origine par Charles Darwin en 1871, que l'Afrique pouvait être considérée comme le « berceau de l'humanité » en démontrant comment les humains descendaient d'un « ancêtre singe ».
Les découvertes suscitèrent un élan d'intérêt pour la paléontologie en Afrique de l'Est.
En 1960, des recherches dans le même sens livrèrent le premier Homo habilis. Cette espèce devint le spécimen type (holotype) du genre Homo. Du point de vue de sa morphologie et de sa morphométrie, cet hominien au cerveau volumineux était la première espèce décrite comme ancêtre direct des hominiens, y compris de l'homme moderne (Homo sapiens).
Des recherches furent menées à la fin des années 1980 par des équipes de scientifiques tanzaniens et américains, sous l'égide de l'Institut des origines des hominiens dirigé par Donald Johanson. Depuis 1990, un projet de recherche paléoanthropologique est en cours dans les gorges d'Olduvai (projet OLAP « paysage paléoanthropologique d'Olduvai » codirigé par l'université de Rutgers (États-Unis) et l'université de Dar es Salaam (Tanzanie).
Une partie du matériel mis au jour est stockée à Olduvai, et la majeure partie se trouve au Musée national du Kenya.
Laetoli a d'abord été étudié par l'entomologiste allemand Kohl Larsen dans les années 1920 mais a livré peu de fossiles. C'est en 1974 qu'une équipe conduite par le Dr Mary Leakey fit la découverte des empreintes de pas d'hominiens, et des fouilles furent menées en 1978- 1979. De même, en 1974 les restes d'un hominien ont été découverts, que l'on considère être associés aux empreintes de pas.
Les recherches effectuées au lac Ndutu, qui ont livré des restes du crâne humain de Ndutu se sont déroulées en 1973. Bien que les archéologues ne soient pas identifiés, ils sont connus sous le nom de A. A. Mturi. L'abri sous roche de Nasera a été étudié par Michael Mehlman - aucune date n'est donnée.
Les tertres funéraires du cratère du Ngorongoro ont d'abord été décelés par un éleveur de bétail, Siedentopf, et son assistant, Rothe. Les ressources ont ensuite été étudiées par le professeur Hans Reck en 1913 et le Dr Arning en 1915.
Paysage pastoral masaï
Aucune des informations suivantes n'est incluse dans le dossier de proposition d'inscription. Les Masaï ont migré vers le sud, en provenance du nord de l'Afrique, probablement de la région de la vallée du Nil au Soudan, au nord-ouest du lac Turkana, entre le XIVe et le XVIe siècle, avant de s'établir dans l'est de l'Afrique au milieu du XVIIe siècle. Ils se déployèrent rapidement à travers la vallée du Rift, attirés par les herbages fertiles pour leur bétail, et atteignirent leur territoire actuel du Kenya et de la Tanzanie entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, où ils étaient craints et renommés en tant que guerriers. À partir de 1830, l'unité masaï se désintégra dans une succession de guerres entre les différents clans, essentiellement déclenchées au sujet des pâturages et du bétail, qui entrainèrent des pertes de territoire au profit de leurs voisins. À la fin du XIXe siècle, leurs voisins et colons britanniques les déplacèrent des riches terres du centre de la vallée du Rift - la région entre le lac Victoria et le mont Kenya. Le tristement célèbre accord signé en 1904 entre les Masaï et le pouvoir colonial avait effectivement amputé leur territoire des deux tiers. Une vague suivante de déplacement forcé survenue en 1911-1913 confina les Masaï dans des réserves lointaines du sud du Kenya et de la Tanzanie.
La zone de conservation de Ngorongoro fut créée en 1959 comme une partie distincte du parc national du Serengeti. Les Masaï furent autorisés à y vivre mais furent exclus du parc national. Les anciens masaï qui avaient accepté cet accord dirent par la suite qu'ils ne savaient ce qu'ils avaient signé. Auparavant, des experts de la faune et de la flore et des paléontologues, notamment Louis Leakey et Bernard Grzimek (auteur de Serengeti ne doit pas mourir), avaient fait campagne pour éloigner les Masaï de la zone du Serengeti/Ngorongoro et faire de cet espace un parc national naturel.
Après l'indépendance, le tourisme se développa autour de l'observation des animaux à partir des lodges et hôtels de brousse du Serengeti et du Ngorongoro. Dans les années 1990, lorsque ce type de tourisme commença à générer de forts revenus, il y eu des pressions pour agrandir les réserves animalières. Les réserves Ikorongo et Grameti se greffèrent à la frontière ouest du Serengeti et les habitants furent une fois de plus déplacés. Depuis lors, des efforts ont été faits pour créer une zone de conservation de la faune et de la flore au nord du Serengeti ; les Masaï déposèrent une plainte devant la Commission des droits de l'homme de Tanzanie.
Dans la zone de conservation de Ngorongoro, la population masaï a augmenté, passant d'environ 10 000 dans les années 1960 à 60 000 aujourd'hui. On a tenté d'interdire l'agriculture dans la zone à partir de 1975. En 1992, le gouvernement a indiqué que le Ngorongoro était dédié à la nature et les Masaï on été encouragés à se déplacer. En 2003, 200 familles ont été expulsées en tant qu'immigrants illégaux. Les Masaï sont actuellement installés uniquement dans une partie de la zone proposée pour inscription (en dépit du fait que l'accord de 1959 les autorisait à vivre dans la totalité de la zone).
« Sites d’art rupestre de Kondoa Réserve de gibier de Selous »

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