La Tanzanie

La ville de pierre de Zanzibar


La Ville de pierre de Zanzibar est un magnifique exemple des villes marchandes côtières swahilies d'Afrique de l'Est. Elle a conservé un tissu et un paysage urbains quasiment intacts, et beaucoup de bâtiments superbes qui reflètent sa culture particulière, fusion d'éléments disparates des cultures africaines, arabes, indiennes et européennes sur plus d'un millénaire.

Ce site culturel est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 2000.

Histoire du site

Deux grandes traditions culturelles ont fusionné pour former la civilisation swahilie sur la côte orientale de l'Afrique. Une série de villes portuaires se développèrent sous des influences originaires de l'intérieur de l'Afrique et des terres situées de l'autre côté de l'Océan indien. Quelques petites villes États côtières étaient rassemblées sous l'égide d'une confédération peu structurée, connue sous le nom de Zenj bar (Empire noir), du VIIIe au Xe siècle. La mieux préservée de ces villes, c'est Zanzibar, nom qui tire sa racine du mot arabo-persan signifiant « la côte des Noirs ».
La plus ancienne de ces villes a fait l'objet de fouilles à Unguja Ukuu, sur l'île de Zanzibar, où des poteries romaines et sassanides du Ve siècle de l'ère chrétienne ont été découvertes en quantité. À proximité se trouve la mosquée de Kizimkazi, du XIIe siècle. Elle s'inscrit parmi les nombreux sites qui attestent de l'existence, entre le VIIIe et le XVe siècle, d'une vaste civilisation, hautement développée, qui connut probablement son apogée à Kilwa, au XIVe siècle.
L'arrivée des Portugais, à la fin du XVe siècle, déstabilisa l'économie swahilie. Après la visite de Vasco de Gama, de retour d'Inde, en 1499, les Portugais instaurèrent, dans le cadre de leurs activités commerciales, une suzeraineté peu structurée sur la côte swahilie. Toutefois, ils se virent forcer de la pérenniser quand les Turcs, puis, plus tard, les puissances européennes rivales, défièrent leur autorité. Une église et quelques maisons de marchands furent construites à Zanzibar, à l'endroit où se dressait depuis le Xe siècle un village de pêcheurs (Shangani), de simples maisons aux murs en clayonnage et torchis et aux toits de feuilles de palmier. Ils ajoutèrent ensuite un imposant fort sur le bord de mer. Toutefois, l'influence portugaise n'en resta pas moins limitée, et prit fin à la fin du XVIIe siècle, avec la chute de Fort Jésus, à Mombasa.
Progressivement, les Arabes omanais assumèrent le rôle commercial jusque-là dévolu aux Portugais, échangeant du grain, du poisson séché, de l'ivoire et des esclaves. Le souverain omanais, Seyyid Saïd, fit de Zanzibar la capitale de son domaine. Les édifices de pierre, technique empruntée aux Shirazi de Perse, via l'important centre d'échanges de Kilwa, connurent un essor énorme.
Ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle que la traite des esclaves prit une grande envergure : il en fallait beaucoup pour les plantations de cannes à sucre françaises situées dans les îles de l'Océan indien et des Caraïbes. Au début du XIXe siècle, la dislocation de la traite des Noirs suite aux guerres entre Anglais et Français fit que beaucoup d'entre eux furent utilisés dans les plantations de girofliers de l'île de Zanzibar.
Le XIXe siècle fut également le théâtre d'une importante expansion du commerce dans la région de l'Océan indien. La dynastie islamique régnante de Zanzibar et ses marchands (Indiens, Swahili, Arabes et Africains de l'intérieur des terres) devinrent très riches et embellirent la ville de pierre de palais et de magnifiques demeures. De styles et de traditions variées, ces structures furent amalgamées et intégrées à une architecture swahilie caractéristique.
La première phase se développa après le départ des Portugais, lorsque le souverain Mwinyi Mkuu Hasan fit dégager les terres de la péninsule derrière son palais. Elle fut peuplée par des immigrants swahilis venus d'autres régions côtières et par des Arabes du Hadhramawt, qui construisirent des résidences de style indigène. C'est de cette époque que date la mosquée au minaret.
Au XIXe siècle, cette tradition swahilie se vit supplanter par de nouveaux styles, apportés par les vagues d'immigrants. On vit alors émerger la « demeure swahilie », toujours basée sur le style antérieur, mais faisant figurer des détails et des techniques d'importation.
Les Omanais introduisirent une tradition radicalement différente : des demeures massives, s'élevant sur plusieurs étages, faites de corail et de mortier, et dotées de toits plats. Cependant, Zanzibar jouit d'un climat humide, et ces toits furent donc rapidement remplacés par d'autres, en pente, faits de tôle ondulée ou de tuiles. Seul trait marquant de ces maisons, d'aspect sobre à l'extérieur, les portes de bois magnifiquement sculptées. À l'inverse, les intérieurs étaient richement décorés et meublés.
La troisième composante architecturale est originaire d'Inde. Les marchands indiens commencèrent par racheter des maisons omanaises et y ajouter de grandes vérandas mais, dès la deuxième moitié du XIXe siècle, ils construisirent leurs propres maisons, à la décoration élaborée, rappelant les haveli du Gujarati. Toutefois, la maison indienne typique possédait une échoppe donnant sur la rue, le lieu de vie à proprement parler se trouvant en arrière-boutique. Au fur et à mesure que les propriétaires prospéraient, ils ajoutaient souvent un étage, ce dernier devenant alors la partie résidentielle et les activités commerciales étant confinées au rez-de-chaussée.
C'est sous le règne du sultan Barghash (1870-1888) que l'on peut véritablement parler de premiers développements urbains modernes. Impressionné par les villes d'Inde lors de son séjour en exil en 1860, et par celles d'Europe en 1875, il chercha à les imiter. Sa contribution la plus notable à l'architecture de la ville de pierre : la maison des Merveilles, mais son plus grand legs fut l'installation de canalisations d'eau dans la ville.
L'arrivée des Britanniques en 1890, époque à laquelle Zanzibar devint un protectorat britannique, marqua la phase finale du développement architectural. Ils importèrent leur architecture coloniale mais, sous l'influence de l'architecte John Sinclair, introduisirent plusieurs particularités dérivées de l'architecture musulmane d'Istanbul et du Maroc. Les Britanniques mirent en oeuvre des réglementations de construction strictes, et élargirent les services publics. Les premières mesures d'urbanisme furent promulguées dès les années 20.
Le dernier quart du XIXe siècle fut le témoin d'un accroissement de l'activité missionnaire européenne, aboutissant à la construction des cathédrales anglicane et catholique romaine, respectivement de style gothique et roman. La cathédrale anglicane, inspirée par David Livingstone, fut érigée sur le site de l'ancien marché aux esclaves, les Britanniques ayant mis fin à la traite des Noirs.
La révolution de 1964 marqua la fin de l'influence arabe et l'avènement de la République unie de Tanzanie. Elle entraîna nombre de profonds changements sociaux et économiques. Beaucoup des marchands et artisans arabes et indiens les plus riches quittèrent le pays, laissant derrière eux leurs demeures et leurs boutiques. Le gouvernement y installa les immigrants des zones rurales et de l'île voisine de Pemba, et les bâtiments se dégradèrent du fait du manque de maintenance. La nouvelle vague de construction dans la ville de pierre prit fin à la fin des années 60 et au début des années 70, le développement se concentrant dans les zones en expansion. Dans les années 80, la construction reprit, avec des styles et des matériaux contemporains en discordance avec le tissu historique. Ce n'est que depuis la création de l'Autorité de conservation et de développement de la ville de pierre, en 1985, qu'une certaine coordination de la construction a été mise en place.
« Parc national de Serengeti Parc national du Kilimandjaro »

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