Le Mexique

Ville protégée de San Miguel et sanctuaire de Jésus Nazareno de Atotonilco


La ville fortifiée, établie au XVIe siècle pour protéger la route intérieure royale, a atteint son apogée au XVIIIe siècle quand de nombreux édifices religieux et civils ont été construits dans le style baroque mexicain. Certains de ces bâtiments sont des chefs-d’œuvre de ce style qui a évolué durant la transition du baroque au néoclassique. Situé à 14 km de la ville, le sanctuaire jésuite, datant également du XVIIIe siècle, est un des plus beaux exemples de l’art et de l’architecture baroques en Nouvelle Espagne. Il est constitué d’une grande église et de plusieurs chapelles plus petites, toutes décorées avec des peintures à l’huile de Rodriguez Juárez et des peintures murales de Miguel Antonio Martínez de Pocasangre. De par sa position, San Miguel de Allende a fait office de creuset où se mêlaient les influences culturelles espagnoles, créoles et amérindiennes. Le sanctuaire, lui, constitue un exemple exceptionnel d’échanges culturels entre l’Europe et l’Amérique latine. Son architecture et sa décoration intérieure sont des témoins de l’influence de la doctrine de Saint Ignace de Loyola.

Ce site culturel est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 2008.

Histoire du site

Le dossier de proposition d'inscription comprend un commentaire complet et extrêmement détaillé de l'histoire géographique, économique, sociale et culturelle de la région connue sous le nom de El Bajío, de la route royale intérieure et de San Miguel de Allende.
Entre 1521 et le milieu du XVIe siècle, les Espagnols établirent un réseau routier reliant différentes régions de la Nouvelle-Espagne. Parmi ces routes, la route royale intérieure, qui allait de Mexico à ce qui est aujourd'hui le sud des États-Unis, reliant d'importantes villes et des centres miniers. L'établissement de nouveaux villages le long de la route visait à installer de potentiels noyaux de défense, à coloniser le territoire et à fournir en ressources et en services les nouveaux centres miniers. En 1542, le franciscain Juan de San Miguel fonda le village indien de San Miguel. En 1555, ce peuplement fut l'une des grandes références qui présida à la fondation espagnole de San Miguel el Grande, qui avait pour vocation expresse de protéger la « route de Zacatecas ». Le site pour fonder San Miguel el Grande fut déterminé en fonction des possibilités qu'il offrait en matière de visibilité du territoire et d'approvisionnement en eau, ce qui était un élément fondamental pour développer une colonie.
San Miguel se trouve dans la région connue sous le nom du Bajío. Ces vastes plaines forment l'une des régions les plus riches du pays, grâce à ses ressources naturelles, ses sols fertiles et un climat clément. Toutes ces conditions favorisèrent, depuis les premiers temps de la colonisation, le développement d'activités minières, agricoles, l'élevage du bétail, le commerce et l'industrie. Le Bajío devint un aimant, favorisant le mélange des races et des cultures et constituant la première et plus grande entité capitaliste en Nouvelle-Espagne.
À la fin du XVIIe siècle, la population et les ressources économiques s'étaient accrues, comme le reflétaient les travaux publics, les édifices civils et religieux et les demeures des grandes familles espagnoles, situées près de la grand-place et le long des routes marchandes à l'entrée du village. La réparation des édifices publics et du siège du gouvernement était considérée comme une priorité, compte tenu du rôle politique et administratif du village dans la région.
Au XVIIIe siècle, la Nouvelle Espagne connut une reprise économique provoquée non seulement par la renaissance de l'industrie minière mais aussi par la croissance démographique permanente. Le système commercial dépendait d'un réseau de communications efficace, la région du Bajío possédait de nombreux villages, des villes de taille moyenne et d'autres plus grandes, dotées de fonctions spécifiques, comme Guanajuato ou Querétaro. L'urbanisation du Bajío fut un phénomène du XVIIIe siècle qui ne se répéta pas dans d'autres régions de Nouvelle-Espagne.
L'environnement urbain de San Miguel el Grande n'était pas seulement organisé d'après la législation relative à la fondation de villes et de villages espagnols, mais aussi en tenant compte des conditions topographiques, de l'accès aux ressources naturelles (particulièrement les terres et l'eau), de la répartition géographique du pouvoir civil et religieux, de l'éventail des activités économiques et des structures hiérarchiques de la population. Entre 1730 et 1760, les lieux de pouvoir et de contrôle du village furent transférés de l'ancienne Plaza Soledad à la place qui accueillait depuis le XVIe siècle le temple paroissial ; parallèlement, les propriétaires et les commerçants commencèrent à construire de nouvelles résidences.
Au début du XIXe siècle, San Miguel joua un rôle éminent dans le processus de l'indépendance mexicaine. L'un des principaux meneurs de la lutte pour l'indépendance, Ignacio Allende, était un natif de la ville, aujourd'hui baptisée en hommage à ce héros national. Le développement socio-économique au fil de ce siècle se reflète dans la construction de nouveaux édifices publics qui traduisaient l'évolution des goûts en matière d'architecture. L'exemple le plus remarquable en est la façade de l'église paroissiale, près de la Plaza de Armas, où un style néo-gothique fut ajouté à un bâtiment du XVIIIe siècle. D'autres éléments urbains et architecturaux témoignent de la modernisation de la ville à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, comme le théâtre Angela Peralta et le parc Benito Juárez.
Au milieu du XXe siècle, San Miguel attirait Mexicains et étrangers par son atmosphère, qui avait conservé son caractère colonial, la douceur de son climat et ses dimensions, parfaites pour offrir une bonne qualité de vie. De nombreux Américains s'installèrent dans la ville ou y passèrent de longues saisons. Ce phénomène social n'altéra pas le caractère de la ville ; au contraire, les étrangers contribuèrent à l'appréciation des valeurs urbaines et architecturales de la ville et à la préservation de son patrimoine, par la restauration et la rénovation des anciennes bâtisses. Parallèlement, le développement d'activités culturelles, comme la musique et le théâtre, contribua à préserver San Miguel en tant que centre historique animé. Dans le cadre de la loi fédérale de 1972 sur les zones et monuments archéologiques, artistiques et historiques, le centre historique de San Miguel a été classé zone de monuments historiques en 1982.
Le père Luis Felipe Neri de Alfaro fonda le sanctuaire de Jésus de Nazareth de Atotonilco le 20 juillet 1748. Le prêtre désirait apporter un enseignement chrétien, afin d'éviter les vols et les meurtres fréquents dans la région. L'ensemble comportait six églises ou chapelles et une immense maison pour les exercices spirituels, basés sur la doctrine de saint Ignace de Loyola. La fondation de ce sanctuaire reposait essentiellement sur l'oeuvre académique et théorique du père Alfaro, ainsi que sur l'esprit catholique issu du concile de Trente qui exalta chacun il y a deux siècles. La construction de l'ensemble monumental débuta le 3 mai 1740 et se poursuivit jusqu'en 1763. Depuis lors, le sanctuaire est un lieu de pèlerinage pour des fidèles venus de toutes les régions du pays et du continent. Du fait du rôle de San Miguel dans le processus d'indépendance, et parce que l'image populaire de la Vierge de Guadalupe vient de Atotonilco, on considère l'endroit comme un lieu historique national.
« Campus central de la cité universitaire de l’Universidad Nacional Autónoma de Mexico (UNAM) Réserve de biosphère du papillon monarque »

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