Saint-Marin

Centre historique de Saint-Marin et mont Titano


Le centre historique de Saint-Marin et mont Titano couvre 55 hectares et comprend le mont Titano et le centre historique de la cité de Saint-Marin qui remonte à la fondation de la république en tant que cité-État au XIIIème siècle. Saint-Marin est inscrite en tant que témoignage de la continuité d’une république indépendante depuis la période médiévale. Le site inscrit comprend des tours de fortification, des murs d’enceinte, portes et bastions, ainsi que la basilique néo-classique du XIXème siècle, des couvents du XIV et XVIème siècles, le Palazzo Pubblico du XIXème siècle et le théâtre Titano du XVIIIème siècle. Le bien constitue un exemple de centre historique encore habité et conservant toutes ses fonctions institutionnelles. Grâce à sa position au sommet du mont Titano, la cité n’a pas été affectée par les transformations urbaines intervenues depuis l’avènement de l’ère industrielle jusqu’à nos jours.

Ce site culturel est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 2008.

Histoire du site

La légende raconte que la première communauté fut fondée ici à la fin de l'Empire romain par saint Marin. Le premier document mentionnant la cité date du début du VIe siècle et est consacré à un petit monastère en haut du mont Titano. En 885 y vivait une communauté laïque, et vers 951 la première paroisse y fut créée. Il ne reste aucun vestige visible de cette époque.
Au milieu du XIIIe siècle, Saint-Marin avait sa propre autorité juridique, et un premier document attestant son indépendance est daté de 1296. Les statuts de 1295-1302 font mention d'organismes et d'institutions existant encore dans le système politique actuel. À cette époque, la structure élémentaire du noyau de la cité était déjà en place : aux extrémités sud-ouest, la première tour (Rocca ou Guaita) au sommet de la montagne, ensuite une petite zone entourée par le premier rempart de la cité et, plus loin au nord, l'église ainsi qu'une zone construite à l'ouest de celle-ci. La zone distincte de Borgo Maggiore au pied du mont Titano avait également commencé à se développer.
Plus tard, aux XIIIe et XIVe siècles, le deuxième rempart fut construit autour d'une aire beaucoup plus étendue, englobant l'église et le quartier déjà bâti au nord. Certaines parties de ce rempart existent encore, mais elles ont été massivement restaurées. Cette période a vu aussi la construction de deux autres tours défensives, plus au sud, en bordure du mont Titano - la deuxième tour (Cesta ou Fratta) et la troisième (Montale) - et celle des murs rejoignant la tour Fratta. À l'extérieur des remparts, l'important ensemble du couvent Saint-François fut bâti dans les années 1360, avec la plus ancienne église subsistante de la république.
Vers le milieu du XVe siècle, le troisième anneau de murailles défensives fut construit avec trois nouvelles portes. Il permit un net élargissement vers l'ouest et forme aujourd'hui la limite du centre historique. Ces murailles furent renforcées au XVIe siècle, et deux bastions furent construits en 1549 et 1559. En 1463, Saint-Marin obtint plusieurs territoires précédemment sous la domination de Rimini. Depuis lors, les frontières de la république n'ont plus été modifiées.
Au XVIe siècle, le couvent des frères capucins fut édifié à l'extérieur des remparts côté sud, tandis que le couvent Santa Chiara et la plupart des palais des plus grandes familles patriciennes furent élevés le long de la rue de la contrada Omerelli, témoignant ainsi de l'importance et de la richesse croissantes de la noblesse à cette époque.
Une gravure de 1663 et un plan cadastral de 1884 montrent la structure élémentaire des rues et quelques bâtiments isolés le long de celles-ci dans la zone à l'ouest des remparts. Toutefois, cette dernière zone a été principalement construite au XXe siècle et étendue ensuite vers le sud.
Les deux ajouts majeurs du XIXe siècle sont la basilique néoclassique (commencée en 1825) remplaçant l'ancienne église et le nouveau Palazzo Pubblico (1884-1894) dans un style néogothique. Ils illustrent la réorganisation et la modernisation de l'État, mais reposant toujours sur ses traditions médiévales, qui suivit la reconnaissance de sa souveraineté et de sa liberté par le royaume d'Italie en 1862. Un premier recensement a été mené en 1865.
Une commission parlementaire pour la conservation des antiquités et objets d'art fut créée en 1916 et une loi sur la protection des monuments fut votée en 1919. La même année, la tour Cesta s'écroula. Suite à cet événement, l'ingénieur saint-marinais Gino Zani publia un volumineux rapport sur la restauration des fortifications, fit une étude sur la base de documents d'archives et publia un livre montrant la forme originale supposée des constructions.
En 1925-1940, Zani restaura les trois tours, les murailles et de nombreux bâtiments, dont la façade de l'église Saint-François, le théâtre Titano et un certain nombre de palais. Il réalisa également la piazza Sant'Agata, une extension de l'hôpital de la Misericordia et la nouvelle via Donna Felicissima. En 1935, il élabora un projet de plan pour l'ensemble du centre historique, dont une partie seulement fut mise en œuvre. La banque Cassa de Risparmio est un bâtiment de style moderne.
En 1935, Zani ébaucha aussi un plan d'urbanisme pour l'extension des zones sud-est à l'extérieur du mur d'enceinte (dans la zone tampon), avec la création d'une nouvelle entrée vers le centre historique. Dans la seconde moitié du XXe siècle, le nombre de touristes augmenta très fortement, entraînant la construction de nouvelles structures d'accueil, comme le téléphérique reliant Borgo Maggiore à Saint-Marin et des emplacements de parking autour de la cité. La cité a pris un caractère résolument commercial et s'est couverte de vitrines. De nouvelles routes d'accès ont été construites sur de hauts murs de soutènement. Dans les zones extérieures au centre historique, des architectes de renom ont créé un certain nombre de bâtiments nouveaux.
L'histoire de la conservation a donc commencé avec l'établissement de la Commission pour la conservation des monuments, des antiquités et des objets d'art en 1916 et la législation adoptée en 1919. Elle se caractérise par les restaurations historiques poursuivies jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et par la ferme volonté de renforcer le caractère médiéval de la cité. De nos jours, le centre historique fait continuellement l'objet de travaux de restauration.

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