Le Nigéria

Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo


La dense forêt sacrée d’Osun, à la périphérie de la ville d’Oshogbo, est l’une des dernières zones de la forêt primaire qui subsiste au sud du Nigéria. Elle est considérée comme la demeure d’Osun, une des divinités du panthéon yoruba. La forêt, sillonnée par la rivière Osun, abrite des sanctuaires, des sculptures et des œuvres d’art érigés en l’honneur d’Osun et d’autres divinités yorubas. La forêt, désormais considérée par tout le peuple yoruba comme un symbole identitaire, est probablement la dernière forêt sacrée de la culture yoruba. Elle témoigne de la coutume, jadis très répandue, qui consistait à établir des lieux sacrés loin de toute habitation humaine.

Ce site culturel est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 2005.

Histoire du site

La ville d'Oshogbo aurait été fondée il y a environ 400 ans. Elle appartient à la vaste communauté yoruba, divisée en 16 royaumes, dirigés selon la légende par les enfants d'Oduduwa, fondateur mythique, dont la demeure à Ile-Ife, au sud-est d'Oshogbo, est toujours considérée aujourd'hui comme le foyer spirituel du peuple yoruba.
Le premier peuplement semble avoir été situé dans la forêt d'Oshogbo ; il comportait des palais et un marché. Avec l'accroissement de la population, la communauté quitta la forêt et créa une nouvelle ville, recréant la disposition spatiale du peuplement de la forêt.
Dans les années 1840, Oshogbo devint un refuge pour ceux qui fuyaient le djihad fulani, descendant vers le sud depuis ce qui est aujourd'hui le Nigeria du Nord. Les Yorubas firent retraite plus loin vers le sud, dans les forêts, et Oshogbo, à l'orée Nord de la forêt, devint un centre important pour le nord de la patrie yoruba.
Les attaques fulani contre Oshogbo furent arrêtées et Oshogbo devint à ce titre un symbole de fierté pour tous les Yorubas.
Pendant la première moitié du XXe siècle, la ville d'Oshogbo s'agrandit considérablement. En 1914, elle tomba sous le joug colonial britannique. Les chefs traditionnels furent cependant maintenus, dans le cadre d'un système indirect de gestion, et l'Oba et les prêtres conservèrent donc leur autorité. Un changement plus radical devait intervenir à partir du milieu du XIXe siècle, avec l'introduction de l'islam et du christianisme. L'islam devint la religion des marchands et des maisons régnantes, car elle permettait des contacts vers les routes marchandes du nord et des liens avec les esclaves de retour d'Amérique Centrale et du Sud. Pendant un temps, les trois religions coexistèrent mais, au fil du temps, les cultes d'Ogboni et d'Osun perdirent la faveur des habitants.
Dans les années 1950, les changements politiques et religieux nuirent gravement à la forêt : les responsabilités coutumières et les sanctions s'affaiblirent, les sanctuaires furent négligés et les prêtres traditionnels commencèrent à disparaître. Des problèmes encore exacerbés par l'augmentation du pillage des statues et des sculptures qui étaient transportables pour alimenter le marché des antiquités. Aux environs de cette époque, le ministère de l'Agriculture et de la Sylviculture acquit une partie de la forêt pour y conduire des expériences agricoles. Les arbres furent abattus et des plantations de tek établies, des sculptures furent volées et on commença à signaler des activités de chasse et de pêche - auparavant interdites - dans la forêt sacrée.
C'est à ce moment crucial de l'histoire de la forêt que l'Autrichienne Suzanne Wenger s'installa à Oshogbo et, avec les encouragements de l'Oba et le soutien des habitants de l'endroit, forma le mouvement du Nouvel Art sacré pour défier les spéculateurs fonciers, repousser les braconniers, protéger les sanctuaires et entamer un long parcours vers la revitalisation spirituelle du lieu, en le rétablissant comme le coeur sacré d'Oshogbo.
Les artistes créèrent délibérément des sculptures grandes, lourdes et fixes, en fer, en ciment et en terre, s'opposant aux plus petites sculptures traditionnelles en bois, afin que leurs formes architecturales intimidantes aident à protéger la forêt et à arrêter les vols. Toutes les sculptures ont été réalisées dans le plus grand respect de l'esprit du lieu, en s'inspirant de la mythologie yoruba et en consultant les dieux dans un contexte traditionnel.
Ces nouveaux ouvrages ont fait de la forêt un symbole d'identité pour tout le peuple Yoruba. Beaucoup des membres de la diaspora africaine se rendent désormais en pèlerinage au festival annuel.
En 1965, une partie de la forêt fut déclarée monument national. La zone fut étendue en 1992, de sorte que les 75 hectares sont maintenant entièrement protégés.
« Paysage culturel de Sukur Le fleuve Niger »

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