La Chine
Diaolou et villages de Kaiping |
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Ce site culturel est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 2007.
Histoire du site
À la période Han (255 av. J.-C.-220 apr. J.-C.), les Han des plaines centrales de Chine commencèrent à s'installer dans la région et à se mélanger aux Yue, cultivateurs de riz et pêcheurs. Des peuplements basés sur des regroupements par clans émergèrent, disposés selon les principes du feng-shui, et avec des maisons en adobe ou en brique cuite et en bois.
À partir du XVIe siècle, en réponse à la multiplication des raids des bandits venus du Nord en suivant les rivières jusqu'à la région, et à de fréquentes et terribles inondations, les villageois commencèrent à construire des tours fortifiées, connues sous le nom de diaolou. Citons pour exemple Yinglong Lou, dans le village de Sanmenli. Après la création du comté de Kaiping en 1649, la sécurité de la région s'améliora grandement, et les diaolou construits sous la dynastie Qing furent rares : Kaiping signifie « Début de la paix ». À partir du milieu du XVIe siècle, de nombreux villageois se lancèrent dans le commerce depuis la côte toute proche, naviguant à bord de jonques de bois jusqu'à l'Asie du Sud-Est. En 1839, un pauvre fermier quitta son village pour partir s'installer en Amérique. Ce fut le début d'un important flux migratoire de gens attirés d'une part par le travail dans les mines d'or et sur les chemins de fer, et poussés d'autre part par une situation de plus en plus difficile chez eux, du fait de la guerre contre les migrants Hakka venus du nord et d'un essor démographique qui avait entraîné des disettes. Des milliers de villageois de Kaiping quittèrent la zone, pour se rendre à Macao et à Hong Kong, puis de là aux États-Unis, au Canada et en Australie. En Amérique du Nord, les immigrants durent accepter des postes impliquant un rude travail manuel. Néanmoins, à la fin du XIXe siècle, la communauté chinoise avait commencé à amasser des économies, et après la Première Guerre mondiale, avec la rapide expansion économique dans de nombreux pays, la fortune des Chinois de la diaspora s'accrut régulièrement. Ils ne pensaient pas cependant avoir réussi à obtenir la reconnaissance sociale pour leur contribution au développement des pays où ils avaient choisi de vivre. Ils en vinrent à rêver de contribuer au bien-être des villages de leurs ancêtres, ou de retourner y vivre, et beaucoup le firent en construisant d'éminentes maisons-tours.
Cet afflux de gens fortunés attira l'attention des bandits du Nord qui se livrèrent à des raids, à des vols et des enlèvements. Entre 1912 et 1930, on enregistra 71 incidents de cette nature. Les nouvelles maisons devaient être construites comme des tours de défense. La diaspora chinoise contribua aussi à la construction des tours communautaires et des tours de guet dans la plupart des villages. Sur les 1 833 diaolou de Kaiping, 1 648 furent édifiés entre 1900 et 1931, juste un peu moins de 90 % du total. Dans la même période, la majorité des villages furent construits ou reconstruits. Dans un bref laps de temps - 30 ans - les fonds apportés par la diaspora chinoise transfigurèrent totalement le paysage rural de Kaiping.
La Grande Dépression des années 1930, la guerre contre le Japon et la guerre du Pacifique dans les années 1940 mirent un coup de frein au développement. Entre 1943 et 1947, le contrôle de l'immigration aux États-Unis et au Canada fut aboli, et de nombreux Chinois repartirent donc en Amérique du Nord. Après l'établissement de la République populaire de Chine en 1949, le brigandage cessa et des mesures de contrôle des inondations furent mises en place : les diaolou perdirent leur rôle. Dans les années 1980, après que la Chine se fut de nouveau ouverte, de nombreux villageois quittèrent la région. Aujourd'hui, beaucoup des diaolou sont vides, entretenus par des gardiens, mais toujours considérés par les membres de la diaspora chinoise comme leur demeure spirituelle, où ils retournent pour les fêtes de famille ou versent des fonds pour que des prières soient dites pour leurs ancêtres. Certains possèdent toujours la totalité de leur mobilier et de leurs aménagements d'origine.
Les villages et les terres agricoles avoisinants s'inscrivent encore aujourd'hui dans une économie rurale active. Les maisons de village, les rizières, les bambouseraies et les collines de pâtures reflètent des schémas et des pratiques du paysage rural peut-être vieux de plus d'un millénaire.
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